La réponse courte
Tout se joue sur une question : vos clients dépensent-ils à peu près la même somme à chaque passage ? Si oui, un tampon par passage suffit et le client comprend la règle d’un coup d’œil. Si non, des points récompensent mieux celui qui dépense beaucoup que celui qui passe pour un article à petit prix.
| Carte à tampons | Carte à points | |
|---|---|---|
| Principe | Un passage, un tampon | Des points selon le montant dépensé |
| Lisibilité pour le client | Immédiate : « encore trois tampons » | Demande un petit calcul |
| Convient quand | Le panier est régulier | Le panier varie beaucoup |
| Récompense typique | Un produit ou un service offert | Des paliers de remises ou de cadeaux |
| Risque principal | Récompenser aussi les très petits achats | Une règle trop compliquée à expliquer |
Les deux types existent chez Fidz, sur toutes les formules. Vous n’avez pas à payer plus pour l’un que pour l’autre.
Comment fonctionne chaque programme
La carte à tampons
Le client gagne un tampon à chaque passage, ou à chaque achat qui répond à votre règle. Quand la carte est pleine, il touche sa récompense. C’est le mécanisme de la carte papier que tout le monde connaît, avec le plaisir du tampon qui tombe, et sans le carton à retrouver au fond d’un sac.
Sa force : tout le monde la comprend sans explication. Sa limite : un tampon vaut autant pour un café seul que pour un grand panier. Si vos paniers sont très inégaux, vous récompensez pareil des clients qui ne vous rapportent pas pareil.
La carte à points
Chaque achat rapporte des points, en général proportionnels au montant dépensé. Le client les cumule jusqu’à atteindre un palier, et chaque palier débloque une récompense. Chez Fidz, les cartes à points gèrent des paliers et un bonus pour les gros paniers.
Sa force : elle suit votre chiffre d’affaires de plus près. Sa limite : elle demande plus d’explications au comptoir. Si le client ne sait pas combien de points il a gagnés ni ce qu’ils valent, il cesse de s’y intéresser.
Quel programme pour quel commerce ?
Regardez le dernier mois de caisse : le ticket moyen est-il proche d’un client à l’autre, ou très étalé ? Voici des repères de bon sens, à confronter à votre réalité.
| Type de commerce | Programme souvent adapté | Pourquoi |
|---|---|---|
| Café, salon de thé | Tampons | Même boisson, même prix, passages fréquents |
| Boulangerie | Tampons | Achats courts et répétés |
| Barbier, coiffeur | Tampons | Un service à prix fixe, un passage = une coupe |
| Institut de beauté | Tampons ou points | Tampons si les soins sont proches, points si les prestations vont du simple au complet |
| Restaurant, pizzeria | Points | La note varie selon la table et les plats |
| Caviste, fromagerie | Points | Entre une bouteille à petit prix et une caisse de cadeaux, l’écart est énorme |
| Fleuriste | Points | Un bouquet du quotidien ou une grande composition : rien à voir |
Ce tableau n’est pas une règle. Un fromager dont les clients prennent presque toujours un panier proche peut très bien préférer les tampons. Un café qui vend aussi des grains à emporter peut préférer les points. Décidez avec vos propres tickets. Vous trouverez les autres métiers sur la page commerces.
Des exemples de règles prêts à adapter
Voici des règles concrètes. Les chiffres sont des exemples : ajustez-les à vos marges.
Avec des tampons
- Dix passages, le onzième offert. La règle la plus lisible. Elle va bien à un café ou une boulangerie.
- Un tampon par service, six tampons pour une prestation offerte. Pour un barbier ou un institut, où un passage vaut un service.
- Un tampon à partir d’un montant minimum. Pour éviter qu’un achat minuscule compte autant qu’un panier normal. Annoncez le montant sur l’affiche : le client doit le savoir avant de passer à la caisse.
Avec des points
- Un point par euro dépensé, une récompense à chaque palier. Par exemple, un petit cadeau à un premier palier, une remise à un second.
- Un bonus pour les gros paniers. Utile pour un caviste ou un fleuriste : un achat de fête rapporte davantage de points qu’un achat du quotidien.
- Des paliers qui se suivent. Un premier palier atteignable vite, pour donner envie de continuer, puis des paliers plus lointains pour les habitués.
Quelle récompense choisir ?
Préférez une récompense que le client a envie de raconter : un produit offert, un service gratuit, un petit extra que vous seul proposez. Une remise en euros se perd dans le ticket, alors qu’un café ou une coupe offerts se remarquent et se racontent. Évitez de promettre ce que vous ne pouvez pas tenir en période d’affluence : une récompense qui oblige à refuser un client ou à improviser au comptoir fait plus de mal qu’elle ne fait de bien.
Quelle que soit la règle, calculez ce que coûte la récompense. Exemple : un café offert pour dix cafés achetés représente un café sur onze ; si le café vous coûte 2 € de revient, vous offrez 2 € pour 20 € de ventes. À vous de juger si cette remise est confortable pour votre marge. Partez de votre prix de revient, pas de votre prix de vente.
Tester 14 jours, puis ajuster
Ne cherchez pas la règle parfaite avant de démarrer : personne ne la trouve sans essayer. L’essai gratuit de 14 jours de Fidz sert à cela. Rien n’est débité si vous annulez avant le 14ᵉ jour, et vous trouverez le détail des formules sur la page Tarifs.
- Jour 1 : choisissez la règle la plus simple. Un seul type de carte, une seule récompense, un nombre de tampons ou un palier facile à retenir. Réglez dès le départ le plafond de tampons par scan et le délai entre deux scans, puis mettez l’affiche QR près de la caisse.
- Semaine 1 : faites parler la règle. Dites-la à chaque client à voix haute pendant quelques jours : « Votre carte, c’est dix cafés, le onzième est pour nous. » Observez ce qu’ils répondent.
- Semaine 2 : regardez le tableau de bord. Combien de cartes créées, combien de passages, qui revient. Cherchez les clients qui s’arrêtent au milieu : une récompense trop lointaine donne ce résultat.
- Semaine 3 : contrôlez les tampons. Consultez l’historique de qui a fait quoi. Si vous voulez garder la main sur chaque tampon, activez la validation par le responsable.
- Semaine 4 : décidez. Les premières récompenses ont-elles été remises ? Combien vous ont-elles coûté ? La règle est-elle comprise sans explication ? Gardez-la, ou ajustez.
Si vous changez une règle, prévenez vos clients de ce qui change avant, pas après : une récompense qui s’éloigne sans prévenir donne le sentiment d’avoir été trompé. Le fonctionnement complet, de la création à l’affiche, est décrit dans le guide créer une carte de fidélité dans Apple Wallet et Google Wallet.
Les erreurs qu’on voit venir
- Une récompense trop lointaine. Vingt tampons pour un café, et le client abandonne. Une récompense que l’on voit venir se mérite, une récompense hors de portée se laisse tomber.
- Une règle qui demande une notice. Si vous devez l’expliquer plus de quinze secondes au comptoir, simplifiez.
- Trop de récompenses à la fois. Une récompense claire vaut mieux que cinq options.
- Aucune idée de ce qui se passe après. Une carte vit longtemps. Prévoyez ce que le client reçoit quand il l’a terminée, et ce qui l’attend ensuite.
Pour d’autres idées qui ne passent pas par une carte, notre sélection de dix idées pour fidéliser vos clients complète ce guide. Et si vous voulez voir une carte à l’écran avant de décider, la démo est faite pour cela.
Pour décider en trois questions
- Vos clients dépensent-ils à peu près la même somme à chaque passage ? Oui : tampons.
- Avez-vous des paniers très différents, avec des clients qui dépensent beaucoup de temps en temps ? Oui : points.
- Vos clients doivent-ils comprendre la règle sans qu’on la leur explique ? Oui : tampons, ou des points avec un seul palier.
La carte reste dans le Wallet du téléphone, quelle que soit la règle. Le principe général est présenté dans notre guide de la carte de fidélité digitale.
Questions fréquentes
La carte à tampons donne un tampon par passage, la carte à points donne des points selon le montant dépensé. Les tampons sont plus simples à comprendre, les points suivent mieux les paniers qui varient.
Le plus souvent des tampons : les achats sont courts, répétés et proches d’un client à l’autre. Les points ont du sens si vous vendez aussi des paniers beaucoup plus gros de temps en temps.
Nous le déconseillons. Mélanger les deux rend la règle difficile à expliquer au comptoir, et c’est rarement nécessaire : choisissez le mécanisme qui correspond à votre panier et gardez-le simple.
Il n’y a pas de bon nombre universel. Dix est un repère courant, mais l’important est que la récompense soit atteignable pour un habitué et que son coût reste supportable pour vous. Calculez-la à partir de votre prix de revient.
Oui. Les cartes à tampons et les cartes à points existent dès la formule Solo, à 19 € par mois, et l’essai gratuit de 14 jours permet de vérifier le choix avant de payer.
Fidz propose un plafond de tampons par scan, un délai entre deux scans et une file de validation optionnelle, où le tampon attend l’accord du responsable. Un historique indique qui a fait quoi.
Le nombre de cartes créées, les passages, les clients qui reviennent et ceux qui s’arrêtent en route, puis les premières récompenses remises. Le tableau de bord rassemble ces informations.
Une règle se repense, c’est même le but de l’essai. Prévenez simplement vos clients avant tout changement : une récompense qui s’éloigne sans explication fait plus de dégâts que la règle initiale.